mardi 12 août 2014

[NEWS] - Compte-rendu express de la conférence Xbox à la Gamescom


La rédaction a suivi la conférence en direct pour vous qui se déroulait aujourd'hui à 14h. Petit résumé de ce qu'il y avait à retenir. 

Après avoir vu un long trailer sur les prochains jeux à venir et une annonce du portage de Space Engineers (déjà disponible en early access sur Steam) ainsi qu'une annonce d'un pack Xbox One + FIFA 15, voilà que MS nous offre une longue séquence de gameplay de Call of Duty Advanced Warfare. Il est confirmé qu'il y aura bien du contenu exclusif Xbox, même si on imagine déjà qu'il sera temporaire. MS en profite pour annoncer un bundle Xbox One - CoD à 500 € (précommandes disponibles dès aujourd'hui) comprenant une Xbox skinnée aux couleurs de CoD Advanced Warfare, un casque et le jeu.

Les spectateurs ont ensuite pu voir un extrait, a priori en live, du très attendu Evolve, créé par les créateurs du célèbre Left For Dead. Le jeu est très dynamique et nerveux. La coopération s'avène nécessaire pour venir à bout du monstre. Rappelons en effet qu'il s'agit d'un FPS coopératif et asymétrique. Une équipe devra venir à bout d'un monstre surpuissant. La bêta ouverte sera lancée en Janvier 2015.

Phil Harrison, Directeur Adjoint de Microsoft, vient ensuite annoncer le président de Cristal Dynamics. Ce dernier va présenter le prochain Tomb Raider intitulé Rise of the Tomb Raider qui serait une exclusivité Xbox One. Il s'agira d'une exclusivité temporaire.

Vient ensuite le tour de Remedy, venu présenter le fameux Quantum Break en démonstration LIVE. Depuis le temps que l'on attendait cette première démo ! Graphiquement, il est sublime, mais attendons d'en voir plus pour en juger (Syndrome Watch Dogs ?).

Quantum Break s'annonce être une exclusivité vraiment alléchante. Espérons que Remedy (Alan Wake) ait su conserver son savoir faire ! Cela semble bien parti.

La séquence présente un TPS assez tourné action. Le héros aura donc bien le pouvoir de ralentir le temps, ce qui donne des combinaisons assez esthétiques. Les pouvoirs du héros semblent impressionnants. L'atmosphère est prenante mais scotche tout le monde. Le gameplay fait un peu penser à un Uncharted futuriste dont le héros disposerait de pouvoirs métaphysiques. La séquence démontre une fois de plus le savoir faire de Remedy, dont on reconnait instantanément la patte. Naturellement, ce serait une exclusivité Xbox.

A ensuite été présenté Fable Legends qui donnerait enfin accès à un multijoueur jusqu'à 16 en ligne. Sans plus s'attarder dessus, MS passe à un jeu assez décalé : ScreamRide venant au printemps 2015 et en exclusivité Xbox. Il s'agira d'un jeu de construction complètement fun s'agissant de construire des montagnes russes et voir comment réagissent les occupants des nacelles.

MS va ensuite annoncer deux nouvelles voitures offertes gratuitement dans Forza 5 : La Formula E et une Rolls Royce Coupé. Ils passent ensuite des images de Forza Horizon 2, un open-world disponible en exclusivité Xbox le 30 septembre 2014.

Quelques images de Forza Horizon 2 ont été montrées

Le présentateur met en avant l'aspect social du jeu (comme si on aimait ça...) en insistant sur le fait que l'on peut savoir ce que l'on peut savoir ce que font nos amis et que l'on peut jouer dans le même monde (serveur) ensemble. On y retrouvera les nombreux modes de jeux habituels. On a un peu l'impression que MS souhaite contrer l'attente de The Crew, développé par Ubisoft sur tous les supports actuels, par l'ajout de nombreuses fonctions.

Du contenu social à fond les ballons... Comme si on en avait pas déjà assez comme ça ! Alors Microsoft, on a peur de The Crew ?

Rapide passage sur Sunset Overdrive qui aura droit à son bundle spécifique.

On retiendra également l'intervention de 343 Industries présentant Halo : Master Chief Collection. Il s'agira, comme déjà annoncé, d'une compilation remasterisée des anciens Halo (ainsi que tous leurs multi). Halo 2 a été particulièrement bien remasterisé. Le travail est vraiment impressionnant et la qualité graphique atteinte est vraiment sympathique pour un jeu de cet âge.

Le travail graphique sur Halo 2 remasterisé est impressionnant. 343 Industries a vraiment fait du bon boulot sur ce coup !

Halo Master Chief Collection sera très axé multijoueur, en proposant même un tournoi ESL !

Un système de ranking est également annoncé. Pour terminer sur Halo Master Chief Collection, un trailer du multi compétitif de Halo 2 qui fera l'objet d'un tournoi en partenariat avec l'ESL. 343 Industries présente enfin une video sans gameplay mixant Halo Master Chief et quelques images de Halo 5. Le représentant rappelle qu'il y aura un pack comprenant toutes les éditions de Halo.

La conférence se termine par la présentation, une fois de plus, des jeux qui viendront cette année ainsi que par l'annonce d'une feature sur la console permettant de précharger les jeux pré-commandés.

Pas moins de 29 jeux disponibles ou qui vont sortir prochainement. Pas mal, mais combien d'exclues réellement majeures ou décisives ? Difficile pour MS de faire avaler la pilule à ses joueurs...

La conférence est désormais terminée. Pas de surprise et finalement, aucune raison de se réjouir. Ce qu'il faut retenir de positif, c'est la présentation de Quantum Break et l'annonce des différents bundles Xbox One avec certains jeux attendus. Malgré tout, la conférence est relativement décevante. Aucune annonce d'exclusivité permanente hormis le fameux Quantum Break. Rise of the Tomb Raider ne sera qu'une exclu temporaire. La conférence se devait d'insister sur les points positifs de la Xbox One et sur ses jeux mais ce ne fut pas le cas. 

lundi 11 août 2014

[TEST HARDWARE] - Les souris Gamers


"Les FPS c'est sur PC", "t'es trop lent à la manette", autant de phrases que les gamers connaissent. D'aucuns diront que les joueurs PC sont snob, d'autres sauront de quoi il retourne. La vérité, c'est qu'un gamer PC et un gamer console, à niveau égal, seront bel et bien différents. Différence de skill ? Non. Différence de style de jeu ? Rarement. La réelle différence va se jouer sur le matériel. Un gamer qui joue avec une souris Targus aussi grande que la taille d'un doigt sera moins bon qu'un joueur console. En revanche, un joueur PC bien équipé, notamment d'une souris performante, et qui maîtrise son matériel sera largement supérieur. Voyons d'abord les raisons avant d'aborder un rapide guide d'achat à travers la guerre des constructeurs. 


Performance et rapidité

Là où un joueur sur console devra maintenir le stick pendant plusieurs secondes pour se retourner, le joueur PC n'aura qu'un micromètre a faire. La rapidité, voilà la vraie différence. Certains joueurs PC estiment qu'une bonne souris est plus confortable mais, à mon sens, ce n'est qu'une question de goûts. Il serait même plus réaliste de dire que cela dépend du jeu. Rien de plus désagréable que de jouer à GTA au clavier-souris. Les véritables joueurs PC auront de toute façon toujours une manette dans un coin à brancher. 

Pourquoi une souris orientée gaming est-elle plus rapide ? C'est une question de DPI (Dots per Inch) ou PPP (Point par pouce) en français. Une souris classique, orientée bureautique, plafonnera autour de 800/1000 PPP là où les meilleures souris gamer pourront monter jusqu'à 8 200 PPP... Plus cette valeur est élevée et plus la souris sera rapide. Rassurez vous, les souris gamer possèdent dans la très grande majorité des cas des DPI réglables (via un bouton ou une molette) qui permettent de baisser les DPI sur le bureau par exemple. 

Le réglage des DPI est possible sur quasiment toutes les souris gamers... Et heureusement !

Impossible de lutter contre un joueur de FPS qui a le temps de se retourner et de tirer avant même que vous aillez eu le temps de le tuer. Cette rapidité est toutefois toute relative. Elle ne permettra pas à un joueur mauvais de devenir bon. Le matériel ne substituera jamais le skill. De très bons joueurs arrivent à scorer avec une souris basique. Ce matériel sera simplement plus confortable et plus rapide. 

Le pendant de cette rapidité, c'est un temps d'adaptation assez long. En effet, il faut être capable d'assimiler qu'avec un mouvement d'un millimètre, on peut se retourner alors qu'avec une souris classique, on ne faisait que se décaler légèrement à droite... Cela peut troubler beaucoup de joueurs. Ce qu'il faut simplement réaliser, c'est qu'une fois ce temps d'adaptation passé, la réactivité du joueur peut tout simplement être multipliée par 8. 

Une souris gamer pour quoi faire ? 

Plus une souris est spécialisée, et plus il vous faudra connaître vos jeux de prédilection. Un joueur de FPS ne choisira pas du tout la même souris qu'un joueur de MMO. Ces souris ne seront pas incompatibles et resteront plus polyvalente qu'une souris de bureau mais n'excelleront que dans un domaine particulier. 

Le joueur de FPS acharné choisira une souris avec peu de boutons et un DPI très élevé (les meilleurs joueurs actuels jouent tous avec des souris entre 5 700 et 8 200 DPI). Le joueur de MMO en revanche choisira davantage des souris avec un peu moins de DPI mais avec beaucoup de boutons afin de gagner en rapidité sur l'exécution de ses compétences. 

Cependant, les souris très spécialisées sont souvent démesurément chères et une souris gamer basique fera souvent l'affaire (hors compétitions ou volonté de rapidité extrême). Il existe de très nombreuses souris spécialisées, dont certaines présentées ci-dessous dans le guide d'achat. A vous de voir si votre usage et votre budget vous ouvre les portes de ce monde là. 

Quoi qu'il en soit, une bonne souris gamer présente plusieurs intérêts : Plusieurs boutons pour configurer des macro-commandes, un réglage à la volée des DPI et un réglage du poids de celle-ci pour coller au mieux à votre style de jeu. 

L'adaptation, un critère à prendre en compte

L'adaptation revêt deux aspects : L'adaptation physique et l'adaptation ingame.

L'adaptation physique

Un point très important et souvent négligé : La forme de la souris. Les gamers ont souvent tendance à ne tenir compte que des données techniques des souris. Pourtant, la forme de celles-ci compte pour au moins la moitié dans le confort d'utilisation. 

On trouve 3 formes principales de souris : 
    - Les ambidextres : Elles ont généralement peu de boutons mais sont les plus répandues. 
    - Les plus petites : Adaptées à ceux qui aiment contrôler leur souris du bout des doigts ou avec les doigts pliés sur les boutons.
    - Les plus grosses : Souvent uniquement adaptées aux droitiers (parfois, il existe des éditions gauchers), elles conviendront à ceux qui aiment avoir la paume de la main complètement posées sur leur souris. 

On peut enfin citer les adaptables. En effet, les souris gamer haut de gamme sont modulables et peuvent être modifiées (par des accessoires fournis) pour convenir à vos envies/besoins. 

La gamme R.A.T de chez Madcatz fait partie des souris adaptables grâce à une petite clé logée sous la souris

L'adaptation ingame

Nous en avons déjà parlé : S'adapter à une souris presque 8x plus rapide est assez déroutant, d'où l'intérêt de choisir une souris adaptée et confortable pour faciliter cette adaptation. 

Souris Sans-fil ou filaire ?

En données purement techniques, les souris sans-fil ont énormément progressées. Beaucoup plus lentes il y a 5 ans, elles rivalisent désormais avec les meilleures souris filaires. Mais dans la réalité, certaines situations sont encore sujettes à débat. Certains joueurs éprouveraient des problèmes quant à la réactivité de leur souris sans-fil dans un environnement confiné avec beaucoup d'ondes (wifi à côté de l'ordinateur notamment).

Aujourd'hui, ces problèmes se font de plus en plus rares. La vraie question, c'est de savoir d'une part si vous souhaitez et avez l'utilité d'une sans-fil. De plus, les souris sans-fil sont bien plus chères que leurs homologues filaires. Enfin, il faut noter un inconvénient de taille : l'énergie. Sans fil, les souris doivent avoir une autre alimentation. Certaines sont encore à pile mais les plus modernes ont enfin adoptés la logique des batteries. Il faudra alors savoir si vous être prêts à surveiller le niveau d'énergie restant dans votre souris et si vous penserez à la recharger. Il faut également être conscient que passer une journée à jouer sans recharger sera bien souvent impossible, même si certaines marques tentent de trouver des parades plus ou moins efficaces (surtout la possibilité de brancher un cable de recharge en même temps que le jeu). La réponse parfaite n'existe pas, mais les différences techniques sont aujourd'hui relativement inexistantes. 

Guide d'achat


Moins de 50 € : Quelques belles opportunités !

A ce prix, peu de marque osent le capteur laser qui, à notre goût, est bien plus précis. Notons toutefois l'excellente Gigabyte M6980X qui propose un rapport prix/équipement impressionnant. Aucune souris ne peut rivaliser. Avec ses 5 600 DPI réglables par paliers, elle impose cependant un plastique assez fin et une qualité de fabrication légèrement en retrait. Elle propose plusieurs boutons programmables, ce qui est relativement rare dans cette gamme de prix. Le choix du gamer rationnel qui privilégie l'efficacité avant tout dans un budget très faible. On se demande même comment Gigabyte arrive à proposer un prix aussi agressif de 35 €.

La Gigabyte M6980X propose le meilleur rapport prix/technologies de nos tests.

Une autre souris de grande marque offre également un rapport qualité/prix imbattable : La Asus ROG GX950. La griffe ROG est connue de tous les gamers PC et une fois encore est synonyme de qualité. La qualité des plastiques est légèrement supérieure à la précédente concurrente et le logiciel de personnalisation est tout simplement brillant. En effet, à un tarif constructeur de 50 €, vous profiterez de tout ce qui fait une grande souris gamer, à commencer par un réglage des DPI à la volée via un bouton dédié. Les paliers de DPI sont intégralement programmables, tout comme les boutons annexes. Impressionnant à ce niveau de gamme. Il faut noter la possibilité d'ajuster le poids de la souris, également assez rare à ce niveau de prix. Le design est quant à lui très sobre et relativement élégant. Si vous souhaitez toutes les fonctionalités d'une souris haut de gamme sans vous ruiner, la ROG GX950 est faite pour vous !

La Asus ROG GX950 est un bon choix pour le gamer qui ne veut pas se ruiner sans rogner sur la qualité.

Entre 50 et 100 € : Le gros du marché

C'est dans cette gamme de prix que se situe le gros du marché. On trouve tout et n'importe quoi, mais beaucoup de n'importe quoi. A ce tarif, il faudra bien vérifier que l'on paye la qualité et non du vent. Petite sélection de perles rares.

La Logitech G500S est l'héritière d'une lignée de grandes souris gamer. Cet opus perpétue la tradition en proposant une souris très complète et polyvalente, autant à l'aise dans les MMO que dans les FPS. Affichée au tarif d'une petite soixantaine d'euros, vous aurez droit à un capteur laser 8 200 DPI particulièrement précis, réglable à la volée et personnalisable. La suite logiciel de la souris est performante et complète. Le poids est réglable avec précision (poids de différents grammes) et elle propose 10 boutons programmables. Cette souris est un best-seller et ses prestations sont véritablement très bonnes et rivalisent avec des souris bien plus onéreuses. On regrettera simplement le design un peu cheap (pourtant, ce sont des plastiques de bonne qualité) bien moins élégant que sa devancière. On craint également la mauvaise habitude des souris logitech de s'écailler après quelques années d'utilisation, mais nous manquons de recul sur cet opus pour retenir ce critère. Une souris de qualité aux performances sublimes, mais à réserver aux amateurs de grosses souris. 

La G500S est une souris très performante avec un bon rapport qualité prix. Elle est également très grosse et large, les amateurs des souris "paume de la main" apprécieront. 

Razer, marque reconnue de tous les gamers a également frappé fort en dévoilant en 2013 une souris gamer nomade : La Razer Orochi. Il s'agit d'un hybride de souris sans-fil (via Bluetooth) et de souris filaire. 6 400 DPI et la technologie 4G (plus précise) font de ce périphérique un must-have. Néanmoins, il faut garder à l'esprit qu'à un tarif de 66 €, les prestations seront bien moins fournies que la G500S par exemple, la faute à une technologie sans-fil onéreuse. La souris ne propose en effet que 7 boutons programmables, dont certains inaccessibles. Carton rouge en revanche concernant le sans-fil à piles. Razer annonce une autonomie de 30 heures de jeu mais il est plutôt constaté une autonomie de 22-25 heures. En utilisation classique, les piles durent toutefois bien plus longtemps. La forme de cette souris, nomade par essence, est assez petite et adaptée aux petites mains et/ou aux amateurs de souris compactes. A réserver aux gamers pour qui le sans-fil est une nécessité ou qui veulent pouvoir jouer en mobilité. 
La Razer Orochi 2013 est une souris sans-fil qui se veut nomade et abordable. Intéressante pour qui souhaite le sans-fil à tout prix mais peu recommandée à un gamer régulier

La marque Madcatz est connue pour ses modèles au design anguleux et une modularité particulièrement poussée. La R.A.T 7 est l'une de ces souris que vous n'oubliez pas. Polyvalente, elle saura vous accompagner avec son capteur de 6 400 DPI particulièrement précis. Grace à la petite clé fournie, vous pourrez choisir votre revêtement, la hauteur de votre main, la longueur de la souris, la place des boutons etc... Vous profiterez même d'une molette horizontale, rare mais pourtant tellement pratique à l'usage. Bref, vous ferez la souris que vous souhaitez. Seule ombre au tableau de ce best-seller de Madcatz, des plastiques légèrement en retrait de la concurrence. A recommander à ceux pour qui le design est important et qui veulent une souris ultra performante. L'une des meilleures modulaires du moment pour un prix de 75 €.

La RAT 7 est la souris modulaire la plus performante du moment. Elle est tout simplement la meilleure, pour peu que l'on adhère au design particulier... 


Terminons ce guide des souris entre 50 et 100 € par un mythe, une des souris les plus utilisées en compétition FPS : La SteelSeries Sensei. Efficace et très sobre, elle propose un DPI de 5 700. C'est moins que la G500S mais relativement suffisant pour conserver une précision dans les tirs. Car en effet, cette souris est celle des principales équipes des FPS actuels (CoD, BF, CS-GO etc...). Elle ne dispose que de 7 boutons mais qu'importe, elle ne se destine pas à un public de joueurs de MMO. Sans être ultra spécialisée au point de perdre toute polyvalence, elle propose une qualité perçue plutôt bonne. Dommage que son prix de 75 € nous apparaisse excessif au regard de ses performances. 

La SteelSeries Sensei, ici dans sa livrée chromée, est l'une des souris les plus jouées en compétition FPS

Plus de 100 € : Les Sans-fil enfin performantes

Au dessus de 100 €, il n'y a guère plus que deux types de souris pour proposer un tarif aussi élytiste : Les souris spécialisées que l'on verra dans le titre suivant, et les souris sans-fil. 

On citera sans plus développer la R.A.T 9, version sans fil de la R.A.T 7 exposée ci-dessus. Elle reprend exactement les mêmes caractéristiques. Elle est affichée au prix de 119 € et se recharge sur un dock fourni.

La RAT 9 est la version sans fil de la R.A.T 7 de Madcatz.

Dans la même gamme de prix, on trouve la très élégante Razer Mamba 2012. Munie d'un capteur de 6 400 DPI, elle présente la particularité d'avoir 2 capteurs : le premier optique et l'autre laser. Ce doublement a pour but d'accélérer la réactivité (1 ms selon Razer) et de continuer à guider le curseur même en soulevant légèrement la souris. Dans la réalité, la technologie nous a paru dispensable mais puisqu'elle existe... Proposée au même tarif que la RAT 9, elle séduira les amateurs de grandes souris design. Notons l'implantation de la technologie 4G pour la rapidité. Elle se rechargera soit en pleine partie via son cable, soit via son élégant dock. 

La Razer Mamba est un choix des plus recommandable pour le gamer qui veut le sans-fil sans les inconvénients. 

Les souris spécialisées

Les souris classiques présentées ci-dessus conviennent à un usage polyvalent. Si la plupart d'entre elles s'accomoderont très bien des FPS ou des MMO, certaines souris se sont spécialisées dans un domaine en particulier. Si l'ergonomie peut paraitre discutable, le gain de temps est incroyable lorsqu'on maitrise l'outil. 

On se doit d'abord de parler de l'étonnante Zalman FPS Gun qui divise bon nombre de joueurs. Révolution pour certains, aberration ou gadget pour d'autres, il n'en reste pas moins que cette souris interpelle. Pour l'avoir eu en main, l'ergonomie est très discutable et il faut un temps d'adaptation important. Mais pour avoir également vu un de ses aficionados, il semble vrai qu'une fois domptée, la bête peut étonner les plus sceptiques. J'étais assez dubitatif quant à l'utilité d'un tel engin, je suis reparti convaincu. La position des boutons est en effet parfaitement étudiée pour le FPS. Dommage que le capteur ne fasse que 2000 DPI, insuffisant pour vraiment intéresser les plus hardcore gamers. Reste que pour un prix de 30 €, cette "souris" vous fera passer quelques bons moments. A déconseiller aux joueurs acharnés sauf pour le fun peut-être !

Assez atypique, la FPS Gun n'est pas vraiment orientée performance.

Avec la Razer Naga 2014, on entre dans le monde de la souris MMO. Là encore, l'ergonomie est discutable mais le gain de temps est incontestable par rapport aux clics. Le confort d'utilisation est relativement troublant dans les premiers temps puis très apprécié par la suite. La Naga est très utilisée pour les MOBA notamment (League of Legends, DOTA 2). Elle peut également convenir aux joueurs de FPS à condition d'être familiarisé avec les boutons. De nombreux joueurs ont d'ailleurs adoptés la Naga. Elle possède un capteur laser honorable de 8 200 DPI pour un prix de 75 €.

La Razer Naga est une souris hors du commun mais pourtant très ergonomique à l'usage.

Pour clore ce guide, la rédaction vous propose la Madcatz MMO7. Il s'agit d'une déclinaison de la fameuse RAT 7 essayée ci-dessus. Elle en reprend toutes les caractéristiques techniques avec son capteur ultra précis et sa modularité tout en ajoutant des boutons programmables pour les porter à 13 boutons physiques et 78 commandes (via un système de profiles à la volée). L'atout principal de cette souris, c'est de pouvoir exceller dans absolument tous les domaines. Elle propose également des astuces sympathiques comme les Action-lock qui permettent de verrouiller le clic droit ou gauche (utile pour les snipers ou encore pour les caméras dans les MMO) ou encore un mode précision qui s'active à l'appui d'un bouton dédié (ralenti les DPI pour plus de précision ingame). La personnalisation proposée par la RAT 7 est également de la partie. Une polyvalence et un confort qui a toutefois un prix : 99 €.

La MMO 7 de Madcatz est un monstre de polyvalence... qui se paye au prix fort malheureusement.

La souris est un périphérique des plus utiles pour le gamer PC. Souvent négligée, elle est à l'origine de bien des déconvenues. Toutefois, le matériel utilisé, si bon soit-il, ne peut remplacer le skill. De bons accessoires sont utiles uniquement pour le confort d'utilisation et la rapidité. Rien ne sert de vous acheter la dernière-souris-de-la-mort-qui-tue-pour-les-fps si vous croyez être meilleurs avec. Une bonne souris sera un bon investissement pour qui entend ne pas être limité par son matériel. Souvenez vous que personne n'aurait idée de jouer avec une manette de Super NES à des jeux PS4... 

[NEWS] - GamesCom 2014 : A quoi s'attendre ?


Les vacances sont finies pour JVH ! Nous réattaquons avec un petit article sur la Gamescom. En effet, les gamers attendent principalement deux choses pour sortir de leur routine de 12h de jeu par jour : L'E3 et la Gamescom. Après un E3 2014 décevant et plus généralement un début d'année franchement pauvre en grosses annonces, faut-il vraiment espérer une Gamescom plus excitante? 

Enfin le bout du tunnel ?

A l'E3 2014, c'était plutôt : "Regarde ce que tu auras dans 1 ou 2 ans" à grand coup de trailers et de cinématiques farfelues. La Gamescom 2014 semble être un peu plus réaliste. De nombreux jeux commencent à voir le bout de leur développement. Il était temps, l'attente était grandissante et les nouvelles consoles ne sont toujours pas installées, la faute à un manque de jeux qui devient clairement handicapant. On devrait alors y voir des titres comme Assassin's Creed (vous savez, celui de cette année et peut être celui de l'année suivante...), The Crew ou encore Call of Duty Advanced Warfare. Ces jeux sortiront dans l'année et combleront un peu le manque des joueurs console. 

Cependant, à bien y regarder, assez peu de jeux exclusifs seront annoncés. On aura bien sur quelques images du très mystérieux Quantum Break dont on sait seulement qu'il est annoncé pour 2015 (en n'en ayant vu qu'un faible trailer). On verra peut être un petit teaser d'un éventuel Last of Us 2 mais rien de vraiment alléchant. A en croire les programmes et les annonces, l'éveil de la next-gen n'est pas encore pour maintenant, surtout après les abandons d'exclusivités que Microsoft a du concéder. 

Quantum Break est très attendu par la communauté Xbox One... mais pas avant 2015.

Remakes et Sagas

Qu'on se le dise, 2014 aura connu un impressionnant lot de remakes : Last Of Us Remastered, Sleeping Dogs, Halo etc... Ce n'est pas un mal en soi, mais ça devient franchement pathétique lorsqu'il s'agit de masquer l'absence de jeux sur ces consoles. Effectivement, rejouer a Halo peut être sympathique, mais un émulateur fera ça très bien sans avoir besoin de dépenser 400 euros... 

L'E3 2013 nous avait redonné un peu d'espoir, mais l'E3 2014 a définitivement convaincu la majorité des joueurs : Le jeu video commence à tourner en rond. Les grands éditeurs ne font plus aucun effort technologique ou créatif et se contente de nous donner un épisode de saga chaque année pour assouvir la faim des joueurs. Mais jouer à Assassin's Creed 8 ou à Call of Duty 23, ça commence à agacer. Malgré le nombre de jeux qui devraient être montrés à la Gamescom et qui seront jouables, peu sont de véritables nouveautés. 

Il n'y a qu'à regarder les têtes d'affiches des éditeurs principaux : 
   - Ubisoft : Assassin's Creed (Rogue et Unity) et Far Cry 4
   - Activision : Call of Duty Advanced Warfare
   - EA : Battlefield Hardline

Bref, peu de choses bien nouvelles. Même dans les "nouveautés", on retrouve finalement peu d'originalité. Quantum Break s'annonce comme un Beyond Two Souls dans un cadre différent ; The Crew est un Need For Speed retravaillé et MGS Phantom Pain est... non, je vais troller... 

Call of Duty Advanced Warfare : Qui y croit vraiment ? 

Une bonne Gamescom dans la continuité

Certes, la Gamescom 2014 ne devrait pas bouleverser les codes établis. Elle n'offrira rien de vraiment nouveau et ne sera toujours pas celle qui va enfin montrer le potentiel du duo PS4/Xbox One. Toutefois, il est fort probable que cette Gamescom soit un bon cru. Pourquoi ? Parce que l'attente des joueurs pour de nouveaux jeux commencent à se faire sentir et que les éditeurs l'ont compris. Nous verrons donc débarquer une masse de jeux AAA en cette fin d'année 2014 ou début 2015. Si l'on regarde les annonces et les programmes de la Gamescom, on a vraiment cette impression que le climat ambiant du jeu video va demeurer encore cette saison, mais qu'au moins, on aura de bonnes suites ! 

A la rédaction, nous restons perplexes mais attendons malgré tout beaucoup de cette édition de la Gamescom. De plus, on peut rêver à une annonce surprise. Quoi qu'il en soit, nous aurons droit à une bonne ration de jeux videos pour la fin d'année ! Et ça, ça nous réjouit quand même !

vendredi 23 mai 2014

[TEST PC - PS3 - LONGUE DUREE] - Ghost Recon Phantoms

Alors que les FPS sont en pleine explosion et que les DLC rendent les jeux de plus en plus cher, il est surprenant de voir Ubisoft sortir un TPS Free-To-Play exclusivement multijoueur. Que vaut ce jeu qui prétend vouloir du bien à votre compte en banque? 

Graphismes

Ne vous attendez clairement pas à voir un Crysis 3... Les textures sont souvent fades, assez peu détaillées et même parfois carrément mal faites. Mais assez curieusement, cela s'oublie relativement vite en jeu. En effet, si le moteur est assez ancien, l'avantage est qu'il est parfaitement maîtrisé par les développeurs, évitant ainsi l'aliasing, le clipping et autres joyeusetés dont beaucoup de jeux sont bourrés. 

Les graphismes sont tout juste acceptables et dépendent beaucoup des cartes. Ici, capture d'écran sur The Nukes, carte retouchée récemment

Autre aspect qui remonte la note sur les graphismes, les développeurs suivent assez bien le jeu et reste à l'écoute de la communauté. Ainsi, les cartes sont parfois retouchées pour devenir plus fines. 

Malgré ces points, les graphismes ne sont clairement pas dignes d'un jeu pourtant sorti il y a à peine 2 ans et tenu à jour depuis. 

Gameplay

Qui dit TPS dit système de couverture. C'est là le point le plus important et aussi le mieux fini du jeu. Toutes les situations sont parfaitement maîtrisées et le gameplay n'est pas trop dirigiste, ni trop contraignant. Tout l'intérêt de ce type de jeu résidera d'ailleurs en des voyages entres positions à couvert et positions à couvert. En effet, la couverture apporte non seulement protection, mais également divers bonus de stabilité, précision etc... Le tout est incroyablement complet et digne de la franchise Ghost Recon.

Vous aurez le choix entre 3 types de combattants à choisir en début de partie. Chacun disposera de caractéristiques différentes et surtout de technologies avancées différentes : 
  • L'assaut sera tourné vers le combat rapproché et sera essentiellement destiné à être au plus près du front. Il dispose de fusils d'assaut ou de fusils à pompe, d'une armure renforcée et d'un choix entre la technologie Blitz, un bouclier rendant l'assaut invulnérable aux balles venant de face et lui conférant une importante rapidité, et la technologie A.D.S, sorte de drone rendant l'écran des adversaires complètement brouillé tant que l'ADS est actif et infligeant quelques dégats. L'assaut ne peut toutefois pas tirer tant qu'il utilise cette technologie.
  • Le soutien va apporter la puissance de feu nécessaire à l'assaut pour avancer. Les fusils mitrailleurs seront son arme de prédilection mais il peut également se munir d'un fusil à pompe selon les situations. La grande capacité des chargeurs du soutien ainsi que sa précision a courte et longue distance en font la classe la plus polyvalente du jeu, pouvant éventuellement s'amuser à plomber du sniper en cas de défaillance des recons de l'équipe. Le revers de cette polyvalence est une armure légèrement plus fragile ainsi qu'un temps de rechargement quasiment doublé par rapport aux autres classes. Il maîtrise la technologie du Bouclier anti-balles, particulièrement intéressante pour protéger ses équipiers tant qu'ils avancent vers le point à prendre ou tenir ou pour distraire les opposants. Il maîtrise également le Blackout qui neutralise les autres technologies ennemies et qui brouille l'écran des opposants à portée pendant un court instant.
  • Enfin, le recon est l'éclaireur du jeu. Son rôle peut se limiter à du sniper pur et simple mais le recon n'est pas qu'un classe à sniper. Il peut également être un véritable infiltré dans les lignes ennemies grâce à sa technologie d'invisibilité temporaire (nommée Cloak) et ses pistolets mitrailleurs. Il est toutefois particulièrement fragile en armure et en points de vie. Il peut également s'équiper de la technologie Scan qui détecte les ennemis en cône devant le joueur. Cette technologie est également très utile dans la bataille pour éviter une percée inattendue.
Chaque classe possède son propre gameplay et ses atouts. Il y en a pour tous les goûts !

A noter également que les cartes sont peu nombreuses et qu'en plus, ce sont toujours les mêmes qui sont jouées (vote en début de partie). Il n'est en plus pas possible de choisir le serveur de jeu, ni même de ne sélectionner qu'une carte. 

Enfin, il y a 3 grands modes de jeux différents assez classiques se déroulant généralement en 2 manches. Dans le premier, il s'agira d'une simple capture de points. Dans le second, il s'agira d'une configuration attaquants - défenseurs (qui échangeront de place la manche suivante). Enfin, le dernier mode sera un combat pour un point unique, intense et rapide. 

Free-to-play ou Pay-to-win?

La question revient à chaque nouveau F2P sur le marché. Après plus de cents heures de jeu, le joueur va se trouver limité. En effet, les armes peuvent s'acheter avec de la monnaie in-game, ce qui rend la progression sans payer possible. Mais après avoir débloquer les 4 premières armes de chaque classe, la progression devient beaucoup plus difficile, incitant à payer. La question de l'opportunité de payer se posera alors. 

La rédaction n'est pas tranchée sur ce point. Néanmoins, nous dirons simplement que presque 120 heures de jeu enregistrées par personne nous ont plus plu qu'un Crysis 3, pourtant facturé une cinquantaine d'euros... 

Free-to-cheat?

Voilà le point le plus désagréable du jeu : La triche. Pourtant protégé par le système Punkbuster bien connu, nous n'avons eu que très peu de parties sans cheaters (nous parlons de véritables cheats comme des joueurs volants, cachés dans des éléments du décors, tirs à l'autre bout de la carte passant 3-4 murs etc...). Si le jeu est jouable en tant que tel, il est tout de même rageant de se faire tuer par un joueur bien assis dans la base ennemie et nous canardant à travers toute la carte alors que le point était presque à notre équipe. Pire, les reports de joueurs n'ont strictement aucune influence, même en cas de report en masse. Jamais le joueur n'est exclu de la partie (ou très rarement), ce qui donne vraiment une impression d'impuissance très désagréable. 

Exemple de cheat courant sur Ghost Recon Phantoms. Aimbots, visée assistée, joueur invisible permanent ou volant, il y en a pour tous les goûts ! Le pire n'est pas le cheat en soi, qui existe dans tous les jeux, c'est que ces joueurs restent dans la partie lorsqu'ils sont reportés ! 

CONCLUSION : 14/20

Mettre une note à ce jeu a été particulièrement difficile. En effet, le jeu est bon et nous avons pris beaucoup de plaisir à y jouer et nous vous encourageons vraiment à le tester. Mais en testant ce jeu plus longuement, nous avons découverts les failles du jeu. Le cheat est de plus en plus présent au fur et à mesure de l'avancée en niveau de classe. Dommage pour un free-to-play dont le cash shop n'était, pour une fois, pas déterminant. Si les développeurs pouvaient au moins mettre quelques simples sécurités pour empêcher ces pratiques de cheat, le jeu serait sans aucun doute bien mieux noté... 

lundi 19 mai 2014

[TEST PC] - Crysis 3



Electronic Arts ne déroge pas à sa coutume de sortir chaque année une nouvelle suite de ses jeux AAA, avec Crysis 3, quatrième épisode de la franchise (si l'on compte Crysis Warhead). Crytek avait, on peu le dire, révolutionné les graphismes sur PC avec le premier Crysis sorti en 2007. En 2011, Crysis 2 envahissait les ruelles de New York avec une nouvelle claque graphique sur PC et consoles. Malheureusement, le syndrome de la suite à rallonge pointait le bout de son nez avec pas mal de défauts qui montrent aux joueurs que les graphismes ne font pas tout. Ce constat sera le même pour le dernier épisode de la série.

Crysis 3 : l'épisode de trop ?

Commençons par le point le plus positif du jeu : ses graphismes. Les développeurs utilisent le moteur Cry Engine depuis le premier Crysis en l'améliorant chaque année (à l'instar du Frostbite de Battlefield), offrant ainsi une version 3.0 pour Crysis 3. Techniquement le jeu est irréprochable. On a ici certainement le plus beau FPS que ce soit sur PC ou consoles de salon. Le jeu affiche un affichage bluffant, des textures fines et des effets de lumières à tomber par terre. "Whaoua" on se dit en lançant le jeu la première fois (si vous avez la chance de pouvoir le faire tourner à fond).


                                       Graphiquement toujours aussi bluffant.

Après avoir été ébahit par la claque graphique, notre engouement retombe rapidement et le fan s’aperçoit bien vite que les défauts de Crysis 2 n'ont pas été rectifiés, voir accentués. Le scénario devient du grand n'importe quoi avec une succession de scénes d'action balclées, fouillis et surtout incohérentes. On est complètement à la ramasse avec excusez moi du peu, un banal jeu d'action voulant en jeter plein la vue, tel un adolescent excentrique avec ses nouvelles basket. On se demande comment les scénaristes ont construit leur scénario (s'il l'ont fait). C'est bien simple, on ne comprend plus rien. Déjà le scénario de Crysis 2 était limite mais là c'est devenu du grand n'importe quoi. On oublie donc rapidement de suivre l'histoire pour se contenter d'un gameplay bien bourrin.


                               Les niveaux sont plus ouverts que dans Crysis 2.

Attention grosse nouveauté ! Les développeurs ont intégré un arc au gameplay, offrant ainsi au joueur la possibilité de la jouer infiltration ou bourrin selon les situations. Bonne idée me direz vous. En fait non. Le jeu devient beaucoup trop facile. Il vous suffit en effet de passer en mode invisible grâce à votre nano combinaison et vous enchaînez les kills sans aucune difficulté (avec plusieurs types de fléchettes). Reste la panoplie d'armes habituelles qui raviront les plus bourrins d'entre vous.


                                      Oh mon Dieu ! Où est le scénario ?!?

CONCLUSION : 9/20

Après avoir longuement hésité s'il fallait mettre ou pas la moyenne à Crysis 3, il apparaît indéniablement que ce dernier épisode est celui de trop avec un amoncellement de défauts devenus inacceptables, justifiant ainsi une note sanction. IA ridicule, durée de vie scandaleuse (5h), scénario inexistant et trop peu de nouveautés dans le gameplay. Il restera un beau titre de façade avec des niveaux ouverts et des scènes d'action plus ou moins réussies. Encore une fois, le syndrome de l'épisode de trop frappe la série Crysis. Merci à Electronic Arts pour ce résultat de bas étage. Allez-vous arrêter le massacre dés à présent ou auront nous le droit au même désastre que la franchise Medal of Honor ? Telle est la question.

mercredi 14 mai 2014

[NEWS] - A Quand la next-gen?


A l'heure où la Xbox One vient d'aligner son prix sur celle de la PS4 (sans Kinect) et à l'aube de l'E3, la rédaction a jugé qu'il était grand temps qu'elle vous donne son avis, ses déceptions et ses attentes pour ce qu'il est désormais d'usage d'appeler la "next-gen". Consoles, PC, avancées technologiques, jeux disponibles et à venir, JVH va tenter d'objectivement vous apporter un éclairage sur le marché actuel et avenir du jeu vidéo.

Constat du marché actuel

Récemment sortie, la PS4 est un succès commercial avec 7 millions de consoles vendues. Toutefois, notons que si l'engouement a été très fort au démarrage, il tend à se calmer et se stabiliser désormais. A l'inverse, la Xbox One apparait légèrement en retard sur sa rivale avec seulement 5 millions de consoles livrées en magasin. On peut estimer le nombre de vente entre 4 et 4.3 millions. Cela reste toutefois un démarrage largement acceptable. L'écart de ventes n'est de toutes façon pas déterminant dans ce comparatif, davantage destiné à un public averti. 

Enfin, il faut noter que le PC s'impose encore et toujours comme la machine la plus puissante et ayant la plus forte communauté. En raison de la dispersion des joueurs sur console, il semble logique que la communauté soit plus étendue sur PC. A titre d'exemple, la plateforme phare du PC, Steam, dépasse les 50 millions d'utilisateurs (avec un pic à 54 millions en octobre dernier) dont à peu près 5 millions connectés en même temps et en jeu. Un record inégalable par les consoles que seules les anciennes générations parvenaient à s'approcher après 10 ans. 

Performances brutes


Sur le papier, les deux consoles sont quasiment identiques. La seule différence revient à la mémoire GDDR5 de la PS4, plus rapide. S'il fallait un vainqueur, ce serait alors la PS4. Toutefois, le gain est tellement minime qu'il ne pourrait être véritablement significatif. Là où les développeurs ont été surpris, ce qui explique les difficultés techniques de la Xbox One, c'est concernant les OS (systèmes d'exploitation). En effet, la Xbox One, véritable média center du salon, dispose de 3 OS différents là où la PS4 n'en possède qu'un.

Cela se retrouve en jeu, en tout cas sur les jeux cross-plateformes, où la PS4 est généralement capable de faire tourner un jeu en 1080p là ou sa rivale ne fait que du 720p voire du 900p au maximum. A noter toutefois que certains jeux tournent également en 720p sur PS4... Il faut encore ajouter que le rêve d'une console affichant plus de 60 images par secondes (FPS/IPS) est bien loin. Sur la majorité des jeux, il faudra choisir entre 60 FPS et 1080p... Pas très glorieux pour des consoles en début de vie... Vous l'aurez compris, ce n'est pas sur les performances que ces consoles brilleront!

A côté de cela, les PC sont trop fragmentés pour donner des valeurs absolues. Evidemment, les meilleurs PC du moment feront tourner les jeux en 4K avec 120 FPS mais le prix sera bien plus élevé. On peut simplement dire qu'un PC gamer correct d'il y a 2 ans fera aussi bien que les consoles actuelles. 

Fonctions

Là où la PS4 était plus performante, la Xbox One propose une vision différente. En effet, elle est un véritable média center qui trônera dans votre salon. Elle vous proposera d'aller sur Internet, de regarder la TV, de télécharger des VOD ou encore de connaître vos résultats sportifs alors que vous serez en jeu. La PS4 est sur ce point très en dessous, ne servant clairement qu'à jouer.

Côté PC, vous ferez la machine que vous souhaitez bien sur, la comparaison est ici inutile.

Jeux

C'est là que ça se gate... La next-gen ne propose finalement aucuns jeux justifiant leur achat. Certes vous trouverez des jeux intéressants comme Ryse ou Killzone mais rien de bien alléchant ni de révolutionnaire. De plus, le prix des jeux est, comme d'habitude, situé autour de 60-70 € au lancement. Notons toutefois que la pratique littéralement merdique des DLC portent toutefois les jeux à bien plus cher pour profiter de tout le contenu d'un jeu... Il n'est plus rare aujourd'hui de dépenser autant en DLC que pour le jeu de base... 120 € le jeu, ça commence à faire cher non?

Il faut ajouter à cela des performances qui, comme on l'a déjà abordé, sont très décevante, parvenant à peine à faire mieux que la génération précédente. Qu'il est loin le temps où le joueur restait bouche bée devant son écran... 

Le PC est évidemment devant sur cette manche. Non seulement la ludothèque est de très loin la plus grande (jeux plus anciens, indépendants plus développés) mais surtout, les jeux sont beaucoup moins chers. Nous parlons ici bien sur des offres Steam, des quelques offres des plateformes annexes (Uplay et Origin essentiellement) mais aussi des revendeurs qui bradent les produits PC. Il est aujourd'hui facile de trouver un jeu neuf à peine sorti à 20-30 € là où le même épisode console, avec des performances moindres, sera vendu 70 €. Une aubaine pour les gros consommateurs de jeux...



Prix

Les consoles next-gen sont aujourd'hui toutes les deux vendues à partir de 399 €. Un prix relativement bas pour des consoles qui viennent juste de sortir. Ce prix est augmenté par la nouvelle mode des caméras (PS Caméra et Kinect). La Kinect 2.0 semble aujourd'hui plus au point, mais fait payer ses prestations cher (100 € supplémentaires) alors qu'il n'y a que des jeux anecdotiques l'utilisant réellement. 

Un PC gamer à 400 €, soyons clair, c'est impossible. Pour commencer à jouer confortablement, il faut au minimum compter 700 €. Pour des performances optimales et des composants qui ne seront pas à upgrader tous les ans, il s'agira de commencer à plus ou moins 1 000 €. Bien sur, il est possible de monter bien plus haut dans les tarifs selon vos attentes (et votre folie/passion)... 

En effet, jouer sur PC semble un luxe. Un luxe qui n'en est toutefois pas réellement un. Il est stupide de comparer le prix d'un PC avec celui d'une console. Un PC gamer servira certes à jouer, mais servira également d'ordinateur de bureau classique. Si l'on compte une console à 400 € et un ordinateur classique à 500 €, la différence n'est pas si grande, d'autant que la différence est rentabilisée par le prix des jeux.

Alors la next-gen, c'est pour demain? 

Vous l'aurez compris, la rédaction de JVH n'est pas du tout emballée par ces nouvelles consoles. La différence avec les anciennes et la comparaison avec les PC suffisent à montrer que cette nouvelle génération est déjà obsolète. La véritable évolution du jeu vidéo passera sans doute par 2 éléments qui viennent tout juste d'apparaître : Le crowdfunding et la réalité virtuelle.

Le crownfunding permet à des développeurs indépendants de bénéficier du soutien des joueurs et ainsi d'obtenir des fonds bien plus importants que s'ils avaient du se débrouiller seuls. Là où il y a quelques années le jeu indépendant n'était qu'une goûte d'eau dans l'océan, souvent graphiquement à la ramasse, les concepts géniaux de cette communauté accèdent aujourd'hui à un nouveau mode de financement qui permet d'appliquer jusqu'au bout les concepts imaginés et jusqu'alors bridés. Le plus bel exemple de ce nouveau mode de consommation, c'est sans aucun doute Star Citizen. Avec un budget qui a dépassé les 40 millions de dollars, l'équipe de Chris Roberts a entrepris un travail titanesque. Que l'on aime ou pas l'univers spatial, c'est tout simplement bluffant. Le jeu promet d'être complet avec un univers vivant, de nombreux systèmes, de nombreux gameplays novateurs. L'équipe vient tout juste de publier le module de "Dogfight", démo technique du jeu en temps réel (lors d'une conférence). Le plus étonnant, c'est que c'est bel et bien le jeu, sans aucune modification. Je vous invite à regarder la vidéo suivante, réalisée par le MEOW Cast qui présente assez bien le concept (malheureusement, la vidéo n'est qu'en 720p mais le jeu tournera jusqu'en 4K) :


La révolution du jeu vidéo passera sans doute également par un accessoire, d'ailleurs compatible avec Star Citizen, l'Oculus Rift. Il s'agit d'un casque de réalité augmentée, aujourd'hui rachetée par Facebook. Je ne parlerai pas du projet Morpheus de Sony qui, sur le papier, semble déjà légèrement en retrait, mais qui surtout ne devrais pas arriver à la hauteur de l'Oculus final. Ce casque affichera une définition en 4K juste devant les yeux (1080p pour la version de développement actuelle). Différents capteurs permettront de suivre le mouvement de la tête et même du corps. Sans vous faire un étalage technique que vous irez voir si vous voulez en savoir plus, l'Oculus va ouvrir de nouvelles possibilités de gameplay pour les jeux à la première personne. Les autres types de jeux seront, en principe, moins concernés. Les possibilités sont très grandes et les types de jeux envisagés sont particulièrement larges (FPS, RPG, Course, Survival etc...). Tous les testeurs ont littéralement succombés à cet accessoire et toute la presse est unanime pour constater la claque qu'ils ont pris. Actuellement proposés en development kit 2, la version finale est attendue pour 2015, tout comme Star Citizen. De nombreux jeux sont déjà compatibles, soit nativement soit par driver, avec notamment des jeux comme Battlefield 4, Assetto Corsa, Project Cars, Outlast, Skyrim etc...

CONCLUSION

Le renouveau du jeu video ne viendra pas immédiatement des nouvelles consoles, cela semble évident. Sans doute la prochaine génération nous proposera des avancées significatives au vue des mutations du marché actuel. Pour autant, de très bons jeux devraient combler l'attente de ce renouveau comme Watch Dogs, Quantum Break ou encore The Crew. Si rien de bien nouveau ne devrait se manifester, il semble que les années 2015 et 2016 vont soit être une grande révolution, soit une profonde déception. Rendez vous dans 2 ans!

mercredi 30 avril 2014

[TEST 360] - Toy Soldiers cold war





Qui ne se souvient pas étant enfant de ses batailles de soldats de plomb, de Lego ou de Playmobil ? Toy Soldiers, à partir d'un concept original, vous propose un jeu de stratégie simplifié dans lequel vous gérez les batailles de vos soldats de plomb durant la guerre froide, au sein d'une boîte à jouet. Après un premier opus sorti 3 ans auparavant sur le Xbox live, les développeurs ont repris le gameplay de départ en ajoutant quelques améliorations et en proposant un tout nouveau contexte historique, placé sous le signe du second degré.


                    Une boîte à jouet comme terrain de bataille, original non ?

Graphiquement le titre est plutôt réussi. On retrouve à merveille les petits soldats de plomb parfaitement modélisés avec bien entendu, le lot de véhicules requis pour une faire une guerre en bonne et due forme (chars, hélicoptères de combat, avions...). Toy Soldiers n'est pas un jeu de stratégie classique à l'instar d'un Age of Empire, dans la mesure où l'intégralité des missions repose sur du tower defense. Votre objectif consiste à défendre votre boîte à jouet face à des assauts successifs de l'ennemi. Pour cela, vous disposez d'un large choix d'outils customisables pour défendre votre territoire allant de la mitrailleuse au canon en passant par la batterie anti-aérienne. Le seul regret (qui eut être énorme pour certains) est de ne pas pouvoir placer où bon vous semble ces outils. En effet, vous ne pouvez les intégrer uniquement aux endroits prévus à cet effet. On notera également une certaine lourdeur dans les déplacements de la caméra pouvant gêner pendant les combats et l'impossibilité de pouvoir de-zoomer très haut.  Du coup, la partie prendra largement le sens que les développeurs ont voulu lui donner. Malgré cela, on oublie vite ces petits aléas, davantage préoccupé par réparer/ reconstruire nos défense face aux vagues d'ennemis de plus en plus résistances. A noter également, selon vos actions, la possibilité de bénéficier pendant un temps limité, de divers bonus comme un héros de guerre qui n'est pas sans rappeler Rambo (très très jouissif).



                                          " You want a war ? You got a war ! "

Toy Soldiers propose une campagne solo composée d'une dizaine de missions aux environnements variés (Paris, Washington, Egypte...) assez sympathiques mais très vite répétitifs. Ajoutez à cela un mode survie et un mode écran splitté jouable à 2 joueurs, le titre vous occupera quelques heures le temps de parties durant généralement de 10 à 20 minutes, soit le temps nécessaire pour bien se défouler !



                             Les environnements des batailles sont très variés.


CONCLUSION : 15/20

Proposé à un prix très attractif (moins de 15€), bénéficiant d'une bonne durée de vie, offrant une bonne dose de fun, Toy Soldiers Cold War est un titre arcade amusant mais bien vite répétitif, peu difficile et trop linéaire pour vraiment vous scotcher au titre des heures durant. On espère un troisième opus (peut-être sur next gen) venant rectifier les quelques erreurs de jeunesse des ces prédécesseurs, pour nous offrir une référence en matière de tower defense au style déjanté. A suivre.