dimanche 5 janvier 2014

Bonne année chers lecteurs!

Après une année 2013 assez mitigée, la rédaction de JVH vous souhaite une bonne année 2014 qui, on l'espère, sera pleine de jeux vidéos! On ne peut qu'esperer que les éditeurs se réveillent et nous fassent enfin rêver avec de nouvelles licences (on peut toujours rêver non?) et que les nouvelles consoles trouveront des jeux pour qu'on se foute pas trop de ceux qui en achètent!

Bonne année 2014!

mardi 17 décembre 2013

[RETRO-GAMING] - James Bond 007 Nightfire





Les derniers James Bond sortis sur 360 et PS3 n'ont pas marqué les esprits, faute de moyens ou d'idées. A quand remonte le dernier grand cru de la célèbre franchise créée par Ian Flemming ? Retour vers le passé ! Pour répondre à cette question, vous pouvez retourner chercher votre gamecube, votre Xbox ou votre PS2 au fin fond du grenier. Pour ce premier article consacré au   [RETRO-GAMING], la rédaction a le plaisir de vous parler d'un jeu qui aura marqué à jamais les fans de james bond, par son côté épique, ces parties multijoueur endiablées ou encore pour le plaisir de revoir Pierce Brosnan sur nos écrans. Sorti il y a près de 11 ans jour pour jour, James Bond 007 Nightfire de chez Electronic Arts restera à jamais gravé dans nos esprit. Retour sur un des meilleurs (si ce n'est LE) James Bond sorti sur console de salon.

James Bond Nightfire : le meilleur James Bond sorti sur console ? 



L'une des premières missions du jeu intitulée " un accueil glacial ". 


La première Xbox était sorti à Noël 2001 avec un line-up de départ peu folichon, surtout quand on le compare à celui de la 360 ou de la One (mis à part Halo). Il faudra patienter près d'un an pour voir sortir James Bond 007 Nightfire, un FPS multisupport développé sur Gamecuble, Xbox et PS2 (une version PC verra le jour plus tard mais sera différente des versions consoles). A l'époque, je me souviens qu'après avoir lancé le jeu pour la première fois, nous étions sublimé par les graphismes du titre et le début du jeu, au volant de la célèbre Vanquish de chez Aston Martin, tout simplement épique ! Pas une minute nous ne décollions nos yeux rivés sur la TV. Le charisme sans égal de Pierce Brosnan, dont le rendu graphique était déjà très impressionnant, vous en jetait plein les yeux. 
Il faudra attendre la deuxième mission "un accueil glacial" pour prendre réellement le contrôle de notre espion préféré, et ceci, juste après une course poursuite infernale au travers des avenues parisiennes. Et tout cela, sans omettre, bien tendu, comme le veut la tradition, un générique aussi stylé qu'au cinéma. Il faut le dire, dès le départ, James Bond Nightfire donnait le ton d'une aventure épique. Cette mise en scène magistrale ne se verra malheureusement plus sur les futurs titres de la franchise. 



                              Les missions sont très variées (voir originales).

Quid du gameplay ? En plus de vous proposer une maniabilité à la fois souple et précise, les développeurs ont eu la bonne idée de faire honneurs à la marque de fabrique d'un bon James Bond : les gadgets. Ainsi, on retrouvera avec plaisir une panoplie d'accessoires de l'appareil photo caché dans un briquet à la montre laser, en passant par les lunettes infrarouges (clin d’œil au film "Le monde ne suffit pas" avec Pierce Brosnan). Ces gadgets se révéleront tantôt utile mais souvent juste présent pour le bonheur des fans. Le titre vous proposera par ailleurs une panoplie d'armes en tout genre, dont certaines issues des films, tel le célèbre pistolet d'or ou encore le chapeau scie de Oddjob (le fameux tueur de "Goldfinger"). Encore du fan service, merci Electronic Arts (car aujourd’hui, on a beau chercher, il n'y en a plus). 



                                 Des scènes d'action mémorables. 


Quid du scénario ? Le jeu vous emmènera aux quatre coins du monde, des piques de montagnes des Alpes en passant par l'espace ou la jungle. L'aventure est réellement dépaysante, diversifiée et complète (plus de 10 heures de jeu). Ajoutez à cela un scénario certes classique mais fourni en rebondissements et en moments épiques. Vous obtenez ainsi une excellente recette ! 


Nightfire vous emmènera aux quatre coins du monde. 


Après avoir parlé du solo, intéressons nous au deuxième pan important du titre, son multijoueur. A l'époque le XBLA (Xbox live) n'existait pas encore, tout comme le PS online. Les développeurs avaient pour l’occasion intégré un multijoueur jouable à la fois en solo (grâce à l'insertion de bots) mais aussi à deux ou à quatre joueurs (ça me fait baver rien que d'y penser). Quand on pense qu'aujourd'hui moins de 10% des jeux intègrent un mode écran splitté, ça fait mal au cœur. Une fois vos manettes connectées, vous pouviez à votre gré paramétrer votre partie avec un large choix d'options (de la personnalisation des bots en passant par le choix des armes ou encore les options de jeu). Tout cela permettait de modifier à chaque fois les paramètres et de vous offrir une excellente rejouabilité, sans jamais vous lasser ! Sans comptez que vous aviez à disposition un large choix dans des maps très variées mais malheureusement non issues des films (un dlc aurait largement été justifié). Bref, vous aviez largement de quoi vous éclater, seul ou entre potes. 



                        Des parties multijoueurs épiques ! (<3 map du téléphérique)



CONCLUSION : hommage à un jeu Mythique 

James Bond 007 Nightfire est sans aucun doute un des meilleurs opus sorti en jeu vidéo. Son côté épique, sociale et fun à fait de lui un classique incontournable. Il incarne à lui seul un mélange de tout ce qu'un bon FPS devrait bénéficier. Dommage que les épisodes qui ont suivi Nightfire étaient clairement en deçà, voir très décevant, que ce soit sur la sixième ou la septième génération de consoles. C'est peut être d'ailleurs un des griefs à faire à nos PS3 et 360, l'absence de jeux épiques, jouables à plusieurs et non entachés de DLC. 

lundi 16 décembre 2013

[TEST PC] - Outlast




Frais d'agence offerts. 


Aujourd'hui les "vrais jeux d'horreur" se font rare dans nos belles étales de marchands de jeux vidéo. Le constat est sans appel. Il y a de moins en moins de survival horror ou ceux qui tentent de l'être sont bien souvent des jeux d'action agrémenté d'un soupçon d'horreur. Prenons le cas de la série Resident Evil. Alors que les premiers épisodes étaient davantage tourné sur l'aspect survival, les derniers épisodes sont bourré d'action. Quant à l'autre célèbre série d’horreur, je veux parler des Silent Hill, le constat est le même. Les développeurs ont changé de parti pris. La faute à qui ? Tout simplement à cette tendance des jeux video à ratisser un public de plus en plus large, quitte à sacrifier des recettes qui fonctionnaient. Tout ça n'est bien entendu qu'une politique de marketing. A l'heure où l'on cherche de plus en plus la facilité et l'accessibilité (même constat pour les jeux d’infiltration), les jeux video deviennent de plus en plus grand public. Entendez par là qu'on se moque des hard core gamers.  Du coup, le côté survit où vous ne disposez que de faibles ressources tant de plus en plus à disparaître. Le résultat est que les jeux d'horreur deviennent de moins en moins oppressant. Tous les jeux d’horreur ? Non. Une minorité refuse de se conformer aux mœurs actuels. Mais ne vous trompez pas, ce sont des perles rares, uniquement susceptibles d’intéresser qu'une petite minorité d'adeptes du genre, prêt à ne pas en découdre. Il y a peu de temps nous tenions en main l'un des meilleurs jeux de la Xbox 360, Alan Wake. Cependant, bien qu'orienté survival, le jeu ne nous faisait pas vraiment très peur. Même constat sur PS3 avec le célèbre The Last of Us. Toutefois, il ne faut jamais perdre espoir. Un petit jeu indépendant, sorti il y a peu sur PC, nous a flanqué une belle trouille.


Une maison de retraite abandonnée ? Non. Un hôpital psychiatrique rempli de fous !

Vous attendiez depuis longtemps le jeu qui vous empêchera de fermer les yeux de la nuit et qui vous fera sursauter au moindre bruit ? Outlast est fait pour vous.

Commençons par la question la plus importante pour un jeu d'horreur, Outlast fait-il flipper grave ? Avez-vous la chair de poule ? La peur de vous retourner en jouant ? La réponse, pour notre plus grand bonheur est OUI ! Dés les premières minutes, et ce, notamment grâce à une bande son discrète mais de qualité, vous vous plongez dans une ambiance malsaine, pesante et oppressante. Plus le jeu avance, plus la tension monte, et ce, jusqu'à une fin, n'aillons pas peur des mots, tout simplement magistrale ! On a rarement vu une fin de jeu vidéo aussi surprenante et à la fois impressionnante ! Toutefois, point de spoiler. La rédaction de JVH vous recommande de goûter par vous même à ce plaisir délectable, malsain, et qui vous fera vivre une expérience horrifique sans aucun doute rarement atteinte dans un jeux vidéo du genre. En revanche, on vous déconseille fortement d'y jouer avant d'aller vous couchez, et ce, même pour les moins sensibles... Outlast est un jeu qui ne s'avale pas d'une traite. Vous jouerez par tranche de 15 à 30 minutes, tellement le titre est oppressant. Pour les cardiaques, mieux vaut s'abstenir...


Tarantino a dû passer par là...


Quid du reste me direz vous ? Et bien on ferme les yeux sur ce qu'on pourrait appeler des petits défauts pour un jeu indépendant sans gros budget. La mise en scène et le scénario sont tellement accrochant que vous vous moquerez des petites faiblesses graphiques ou de script qui pointent discrètement le bout de leur nez. Finalement, la seule tâche d'Outlast réside dans un gameplay assez répétitif (on avance, on se cache, on court) mais c'est volontaire puisque c'est finalement la meilleure manière de vous sentir petit face à votre environnement hostile. En effet, l'absence totale d'arme vous plonge dans un vrai survival.


                                                    On joue à cache à cache ?


CONCLUSION : 19/20

Grâce à Outlast, le notion de survival reprend tout son sens. Un jeu d'horreur est censé faire peur, cela peut paraître simple, pourtant le titre n'a pas à rougir face à la concurrence gros budget, qui ne l'atteint même pas à la cheville en terme d'immersion. Les développeurs d'Outlast nous rendent une copie parfaitement maîtrisée, du début à la fin de l'aventure. Outlast est une expérience horrifique à ne manquer sous aucun prétexte pour les amateurs du genre. Excellent début pour l'équipe du studio Red Barrels. On attend avec impatience une éventuelle suite...

dimanche 15 décembre 2013

[TEST PC] - Don't Starve (Indépendant)


Amateurs de Tim Burton, où nostalgiques des vrais survival sans horreur, ce jeu indépendant est rempli de surprises. Une preuve supplémentaire que les graphismes et les gros budget ne font pas un bon jeu?


Graphismes

Amateurs de l'ultra réalisme, passez votre chemin! Les graphismes de ce jeu sont tout le contraire d'une simulation de survie. Vous incarnerez, au début du jeu, Wilson, un chercheur fou qui a pactisé avec un démon. Très typé, l'atmosphère est étonnamment immersive et très addictive. On peut au moins saluer la volonté de se démarquer et de créer un style graphique bien différent de ce que l'on connaît. 

Les graphismes de Don't Starve : On adore ou on déteste !
L'interface, pour le moment uniquement en Anglais, est un peu confuse. Il faudra une petite heure de jeu pour la maîtriser. Mais voilà, maîtriser l'interface ne fera pas tout dans ce jeu...

Gameplay

La maniabilité peut dérouter. Il faut cliquer sur chaque interaction que l'on souhaite, jusqu'aux plus inatendues. Le but du jeu est de survivre le plus longtemps possible dans un univers qui vous est hostile. Absolument tout dans ce monde se retournera tôt ou tard contre vous, la nourriture y compris! Voilà peut-être un premier point faible de ce jeu : L'immense frustration de voire mourir son personnage, après des jours (in game) de lutte acharnée pour survivre, après avoir commencé à établir votre campement, par l'attaque de grands cochons contre lesquels vous n'avez aucune chance. En effet, il vous faudra être prudents, car la moindre mort vous fera recommencer votre partie. 

On peut également reprocher la répétitivité du jeu qui, malgré son attrait évident, pèche tantôt par sa complexité, tantôt par ses tâches simplistes. Il vous faudra par exemple organiser vos journées pour trouver un nombre précis de ressources. Votre journée sera donc rythmée de minages, de bûcheronnage ou d'attaques d'ennemis. Cette pèche aux ressources peut vite s'avérer lassante pour le joueur. 

On pardonne toutefois cette répétitivité par la variété de tâches et d'interactions. Mais autant vous prévenir, vous allez mourir un certain nombre de fois avant de comprendre quoi faire, et quoi s'abstenir de faire. Vous allez devoir mourir pour survivre. Parfois, vous devrez même laisser votre personnage devenir fou pour récupérer un certain type de ressources. Ce jeu joue avec les nerfs du joueur, et pour une fois aussi avec sa réflexion. Mais patience, le salut viendra lorsque vous survivrez assez longtemps pour bâtir votre territoire, l'étendre ou le conserver!

Le jeu est très dur à débuter et joue avec la ténacité du joueur. Mais une fois bien en main, vous pourrez bâtir presqu'un empire! 
On peut enfin noter une bande son un peu terne qui aurait mérité plus d'entrain, surtout lors des récoltes répétitives. On terminera sur le caractère aléatoire des cartes lors des parties. D'une partie à l'autre, la carte change. Cela peut paraître une bonne idée, mais parfois, la carte est particulièrement cruelle, privant le joueur d'une ressource dont il a cruellement besoin et l'obligeant à cavaler pour enfin trouver la ressource dont il a besoin. Cela donne un certain réalisme, mais c'est surtout très rageant!

CONCLUSION : 14/20

Difficile de donner une note cohérente à ce jeu indépendant qui ne correspond pas aux canons actuels. Au vu du prix réduit et de sa durée de vie infinie, le jeu présente de nombreux attraits. On regrettera cependant la répétitivité des tâches quotidiennes et la prise en main assez complexe du jeu. Malgré tout, ce jeu indépendant vous donnera beaucoup de plaisir et d'heures de jeu pour peu que vous lui consacriez un peu de temps.

vendredi 13 décembre 2013

[TEST PC] - Assetto Corsa (Steam Early Access)


Lassés des Forza 4.2 et des Gran Turismo 5.2? Fans de simulation automobile, perfectionnistes, mais agacés qu'aucuns jeux de simulation pure et dure ne soit graphiquement aussi beau qu'un jeu arcade? Vous voulez de la pure simulation où vous pouvez absolument tout paramétrer ou tout simplement vous aimez l'automobile et trouvez la politique désastreuse des éditeurs nulle? Assetto Corsa est susceptible de s'adresser à vous!

Comme indiqué dans le titre, le jeu est disponible sur Steam mais encore en Early Access. Pour les rares d'entre vous ne pratiquant pas Steam à tout bout de champ, il s'agit d'une version bêta, encore en cours de développement. J'entend déjà les sangs chauds se dresser mais rassurez vous, le jeu est parfaitement jouable et devrait sortir d'ici très peu de temps (l'avantage est de profiter du prix early access de 34.90 € au lieu des 45 € attendus lorsque le jeu sortira). Il ne s'agira donc que d'un aperçu, et la note ne sera basée que sur les éléments certains à venir ou déjà existants. Les quelques hypothèses qui seront faites sont des suppositions plausibles.

Graphismes

Première claque. La voilà la next-gen. Lorsque les réglages sont poussés au maximum, tous les jeux du marché, y compris le tout récent Forza 5 (épisode next-gen de la saga), peuvent aller gentillement se rhabiller. La modélisation des voitures est parfaite, intérieur comme extérieur. Même chose pour les circuits et même les stands. Les effets de lumière sont parfaitement justes, ni trop tape à l'oeir-cache misère (à la Forza), ni terne et sans saveur (à la Gran Turismo). 

Non non, cette image n'est pas photoshopée, c'est véritablement une voiture in-game ! 

Même la modélisation intérieure est parfaite, jusque dans les moindres petits détails (inscriptions détaillées, clé sur le compteur etc...) ! La voilà la Next-Gen!
Mais voilà, pour le tout jeune studio italien Kunos Simulazioni, la perfection graphique du jeu ne suffisait pas. On retrouve ainsi de nombreuses options, dont certaines pour le moins étonnant, à l'image de la prise en charge native de 2 ou 3 écrans ainsi que la prise en charge native de l'Oculus Rift (casque de réalité augmentée très attendu) qui, selon les premiers tests, s’avérerait particulièrement impressionnante.

Interface

Efficace, l'interface est de toute façon pour le moment le dernier des soucis des développeurs. Elle évoluera comme elle a déjà beaucoup évolué. Si le principe restera sans doute le même, les menus sont amenés à changer. On peut d'ors et déjà regretter que les menus soient si confus. Il est vrai que le nombre d'option de personnalisation tant graphiques que contrôles et autres ne facilite pas la maniabilité. Le tout reste toutefois assez esthétique, et les fonctionnalités principales ne nécessitent pas de chercher.

L'interface est plutôt esthétique mais un peu confuse. Ils nécessiteront un temps d'adaptation. Espérons que la version finale l'améliore un peu.

Contenu

Pour le moment, le jeu propose uniquement 6 circuits (dont Silverstone ou encore Monza) et 17 voitures qui vont de la 500 Abarth à la Pagani Zonda R en passant par quelques voitures préparées ou encore des formules 1. Bref, le contenu est correct pour une bêta. En effet, les développeurs ajoutent du contenu par mise à jour toutes les 2 semaines. Ont ainsi été insérées récemment la Mclaren MP4-12C. Le contenu évoluera donc rapidement à la hausse. De même, les circuits les plus mythiques seront au rendez vous comme Spa-Francorchamp ou encore le Nurburgring (qui sera nommé autrement pour des raisons de licences). [NDLR : Le Nurburgring sera bien présent sous son nom propre mais proposé en DLC ultérieur. Il devrait être le premier circuit à utilisé une toute nouvelle technique de numérisation ultra-réaliste]

Le contenu peut paraître bien chiche mais n'oublions pas qu'il s'agit d'une bêta! 
De plus, les développeurs s'appuient beaucoup sur la communauté des joueurs pour faire évoluer leur jeu dans le bon sens. Entre chaque mise à jour, l'équipe interroge les joueurs sur les voitures qu'ils aimeraient voir dans le jeu. On sait par exemple qu'arriveront bientôt des Audi, Aston Martin ou encore des Nissan. Une certaine idée du développement de jeux, celui de la recherche du meilleur jeu et non du meilleur profit, que semblent avoir oublier les grands studios de développement, en particulier Turn 10 et Polyphony Digital...

Conduite, sensations et simulation

Aller, fini de jouer avec vos nerfs, voilà le plus important : La conduite. J'ai rarement vu un jeu aussi complet sur ce point. Sans aller jusqu'à massacrer la conduite automobile comme un Need For Speed, le jeu peut convenir à tous les types de public. Il est en effet possible de TOUT paramétrer, jusqu'à l'embrayage, la course de l'accélérateur, la boîte de vitesse etc... Il existe 3 modes de réalismes: Gamer, Racer et Pro (sans aucune aide). En plus de ces modes, on peut également faire sa propre soupe de réglages. Certains jeux, à l'image des titres de simulation sur consoles, avaient déjà démocratiser la simulation automobile en la rendant plus accessibles aux néophytes mais avaient perdus leur âme de simulation pure, sacrifiant le réalisme sur l'autel de la popularité. A l'inverse, des jeux comme RFactor sont très élitistes et n'acceptent aucune erreur. Ce jeu fait la synthèse de ces types de gameplay en proposant de créer soi même sa difficulté et ses conditions de conduite. Impressionnant.

Il faut ajouter à cela que le jeu est bien entendu jouable avec un volant, mais également parfaitement compatible avec une manette. Là où les jeux pure simulation rejettent généralement ce contrôleur, Assetto Corsa le rend intuitif, voire même utile. Si jouer avec un volant sera toujours bien plus réaliste et donnera plus de sensation, le père de famille qui veut juste s'amuser à faire quelques tours de circuits pourra également prendre part à la fête. 

CONCLUSION : 17/20 à confirmer. 

2014 devrait être l'année d'un sacré changement dans le milieu de la simulation automobile. Assetto Corsa devrait ouvrir le bal en début d'année, mais il se fera suivre par un autre jeu qui s'annonce excellent : Project Cars. La guerre est donc ouverte. 

Cet Early Access n'est pas exempt de défauts. Au premier plan, on retrouve un contenu un peu chiche. L'IA n'est pas encore opérationnelle et ne sera incluse que plus tard dans le jeu, tout comme le Online. Le jeu n'est donc clairement pas fini. Malgré tout, on peut déjà bien s'amuser à chatouiller les chronos sur les circuits ouverts. De plus, les développeurs ont inclus récemment quelques événements temporaires comme des défis Drift ou endurance. Le jeu n'est pas encore parfait, mais s'avère très prometteur.

Assetto Corsa a, au fil du développement, créé un intérêt grandissant de la communauté. Aujourd'hui, elle est très étendue alors que le jeu n'est même pas encore sorti ! 

En l'état, le jeu ne vaut pas encore ses 35 €. Mais lorsque l'on compare ce prix à Gran Turismo 6 ou encore Forza 5, tous les 2 à 70 € avec un contenu à peine plus intéressant et avec une politique de DLC à vomir, ces 35 € sont finalement assez raisonnables, pour une qualité bien supérieure à ces deux titres! Très encourageant, il s'agira de voir, lors de la sortie du jeu, si ce qui était prometteur est devenu un grand jeu et s'il mérite vraiment cette note de 17/20. 

mardi 10 décembre 2013

[TEST PC] - GRID 2


Chers lecteurs, nous nous intéressons aujourd'hui au test de GRID 2. Pourquoi tester ce jeu aujourd'hui? Parce que les quelques productions de simulation ou arcade en matière de course automobile sont complètement hors propos. Forza 5 n'est qu'une bancale reproduction de Forza 4 bourée de DLC, tout comme son homologue Gran Turismo 6 d'ailleurs. De plus, dans l'attente du très attendu project cars (théoriquement sortie en 2014), il y a finalement assez peu de jeux de courses récents sur PC. Mais la communauté de GRID premier du nom a été assez déçu de ce nouvel opus en se demandant ce que Codemasters avait bien pu faire de leur licence favorite.

Graphismes et Son

Les graphismes sont très bons sur PC comme sur consoles. Si le PC a bien entendu une longueur d'avance (effets de lumières bien plus réalistes, textures plus fines), la version console saura satisfaire les attentes des joueurs consoles.

Les graphismes sont très beaux et réalistes, comme ceux de GRID 1 l'étaient en son temps
Le titre est très bien optimisé sur PC et utilise enfin les capacités de nos machines. Sur consoles, on note quelques microfreezes un peu agaçants, mais le tout est très jouable. Codemasters, comme à son habitude, démontre qu'il sait coder un jeu à la perfection. 

Quant au son des véhicules, on ne peut pas dire qu'il soit mauvais, mais une sensation de "cheap" se dégage des sons moteurs. Ce n'est clairement pas réaliste, même si la montée en régime est assez grisante.

Gameplay

Que de choses à dire dans cette rubrique. Si les graphismes sont incontestablement beaux, la conduite voit s'opposer 2 camps. D'un côté certains aficionados de GRID 1 juge la conduite trop typée arcade par rapport au précédent opus, de l'autre certains juge la conduite correcte. Toutefois, tous peuvent s'accorder pour dire que la sensation de conduite n'est pas du tout la même que son prédécesseur. Pour autant, il faut distinguer la conduite à la manette et la conduite au volant.

A la manette, le jeu se rapproche trop de l'arcade. On a l'impression de s'être trompé de jeu et que l'on a malencontreusement cliqué sur Need For Speed, mais sans toutefois aller jusqu'à un tel extrême. La voiture a tendance à beaucoup déraper. Grisant lorsque l'on a l'habitude, mais très rageant pour le nouveau joueur. 

Au volant, on retrouve là encore la tendance à la glisse des voitures, y compris les plus avancées (supercars). Malgré tout, avec un bon volant avec retour de force et avec un peu d'habitude, on commence à vraiment prendre du fun avec ce jeu, malgré quelques sorties de route inattendues. Créant un certain challenge chez le joueur, il se rapproche finalement un peu de la simulation, sans toutefois en être totalement un. Curieux choix de l'éditeur mais qui nous a finalement rappelé le virage pris par la série DIRT

La tendance à la glisse est assez marquée sur GRID 2.
Un mot sur l'IA. Si elle est plutôt correctement paramétrée, on peut regretter qu'elle soit bien trop "lourde". Une petite colision peut vous faire partir en tête à queue. Là encore, il nous semble que cela gâche pas mal l'immersion. 

Mais le summum, l'erreur gigantesque de Codemasters, a été l'annonce du retrait de la vue cockpit. Cette nouvelle a provoqué un grand émoi dans la communauté GRID et même au delà. Codemasters a déclaré que "seuls 5% des joueurs l'utilisaient". Pas de chance, les prétendus 5% se sont rebellés. Comment peut-on prétendre faire un jeu de course, jouable au volant, sans intégrer de vue cockpit? Tout simplement scandaleux. Cette absence est "bouchée" par la présence d'une vue capot qui reste globalement jouable mais qui ne suffit pas à oublier ce coup bas de l'éditeur, qui suffit peut-être à expliquer le succès mitigé du titre. 

Campagne Solo

Les circuits sont variés, quoi qu'on en dise. S'il est vrai que l'absence de circuits célèbres comme Spa Francorchamps, du circuit de la sarthe ou encore du Nurburgring est dommage, d'autres circuits GP et urbains se chargent d'assurer la conduite. Les circuits ne sont pas mauvais, quoi qu'un peu répétitifs à la longue. 

En revanche, la popularité est arrivée devant l'argent dans GRID 2. Ne vous attendez pas à gérer les fonds de votre écurie de course, le temps de GRID 1 est révolu. Désormais, il vous faudra gagner des fans pour assurer votre pérennité dans le milieu. Toute la campagne solo tournera donc autour des réseaux sociaux. Ce système est complètement idiot, dépourvu de tout but dans le jeu et ne vous servira qu'à aller plus loin dans le jeu. Si les voitures jouables sont en nombre, il vous faudra les débloquer et non plus les acheter. Là encore, dommage pour l'immersion, même si certains détestaient ce volet dans le précédent épisode. 

Obtenir des fans supplémentaires : Voilà votre seul but dans la campagne solo
Nuançons toutefois le propos en disant que ce n'est évidemment pas le but principal d'avoir un scénario en béton armé pour un jeu de course. C'est simplement dommage pour un jeu qui se veut la suite logique de GRID 1, tellement mieux sur ce point. Enchaîner les courses sans véritable but peut en dégoûter certains.

Multijoueur

GRID 2 n'avait pas la prétention de faire un multijoueur extraordinaire. On a alors envie de dire un mot : Heureusement! Le multi est non seulement buggué, mais en plus les menus sont d'une complexité. Pas de tri par catégorie, pas de tri selon le classement etc... De plus, la triche (virage coupés etc) n'est que peu sanctionnée alors que dans le solo c'est tout l'inverse! Nous n'avons pas tenus plus d'une demi heure sur ce multi buggué où les joueurs préfèrent jouer aux autotamponeuses que d'essayer de piloter. Bref, une catastrophe. Heureusement que ce n'est pas le point central du jeu. 

Notons ici une fonctionnalité qui nous a fait chaud au coeur : Le split-screen! Et oui, il est possible de jouer en écran scindée, y compris sur la version PC. Au moins un pan du multijoueur est correct!

CONCLUSION : 13/20

Difficile de donner une note objective à ce jeu. Entre des graphismes exceptionnels et une absence de vue cockpit qui suffirait à mettre en dessous de la moyenne, il a fallu arbitrer. Malgré ses défauts, GRID 2 offre du fun pour une durée de vie solo infinie. Le multijoueur n'étant pas la tasse de thé de cet opus, nous avons choisi de ne pas pénaliser le jeu par sa faute. De plus, la présence de split screen est pour nous un véritable plus dans un tel jeu. Il permettra de montrer à ses amis quelle technicité il faut pour jouer à ce jeu. A mi-chemin entre l'arcade et la simulation, rien ne peut vraiment le définir. C'est d'ailleurs peut-être pour cela qu'il déchaîne autant les critiques. Cependant, on ne peut pas dire que c'est un mauvais jeu. Pour un joueur n'ayant pas joué à GRID 1, ce jeu méritera un 16/17. A l'inverse, celui qui y aura joué ne mettra pas plus de 9/10. En effet, si on analyse ce jeu indépendamment du reste, il reste un bon jeu de course, beau et bien pensé. 

lundi 9 décembre 2013

[COUP DE GUEULE] - Call of énième du nom.

Pas loin de 5 ans après le premier Call of Duty qui s'attaquait à la guerre moderne (Modern Warfare), après nous avoir gentiment bassiné avec la 2nd GM, Activision répête le même schéma avec sa série qui devrait s'intituler "Call of Duty 34 je tire sur la corde". Pourquoi ce coup de gueule ? Cet éclat de colère ? Tout simplement parce qu'on en a marre qu'on (Activision entre autre) prenne les joueurs pour des pigeons.


Chaque année, pas loin de deux mois avant l'arrivé de Papa noël, c'est toujours la même histoire qui se répété dans l'étale de nos magasins de jeux video : l'arrivée d'un énième épisode de la célèbre franchise des Call of Duty (entre autre). Certains viennent acheter avec hâte la nouvelle suite, tandis que d'autres (qui commencent à être nombreux) crient scandale. Pourquoi ? La raison ne tient pas seulement au manque d'audace chez Activision, mais plutôt à la politique économique "de merde" qui gouverne notre monde des jeux video à l'heure actuelle. Les studios ne cessent de tirer sur la corde de leur franchise bien aimée, promise à un avenir rayonnant à la tête des chartes de ventes de jeux vidéo. Du coup, pour parler crûment, "on ne s'emmerde plus à inventer de nouvelles histoires". Seulement, à 70€, acheter la même dose d'action chaque année revient cher au porte-monnaie. Surtout vu la durée des titres (oscillant entre 4 à 5h), autant acheter une canette énergisante. Pour les mêmes effets d'une durée similaire, ça vous coûtera bien moins cher.